dimanche 5 novembre 2017

A GOOD GIRL

A GOOD GIRL d'Amanda K. MORGAN
Aux Editions Lumen 369 pages

Ses amis la pensent parfaite, et pourtant... 
Ce qu'il faut savoir sur Riley Stone : 
1. Riley Stone est la perfection incarnée (Demandez autour de vous.) 
2. Elle a un faible pour son prof de français, Alex Belrose. (Qu'elle soupçonne ne pas être indifférent à son charme.) 
3. La vie entière de Riley est déjà planifiée. (Ce n'est pas négociable.) 
4. Elle a toujours su préserver ses petits secrets. (Toujours.) 
5. Riley est persuadée que sa vie est sur la bonne voie. (Et rien ne pourra y changer quoi que ce soit.) 
6. Elle n'a rien d'une adolescente ordinaire. (Et ne s'en cache d'ailleurs absolument pas.) 
7. Les petits jeux, ce n'est pas vraiment son truc. (Mais s'il faut s'y prêter, elle gagne toujours.) 
L'un de ces jeux est sur le point de commencer, elle le sent... Sauf que Riley a un plan. Et elle compte bien l'emporter. Car elle ne perd jamais. 



Mon Avis :

Voilà un roman captivant, thriller vous dîtes ? Tout au cours de ma lecture, je me suis demandée : "Pourquoi en voudrait-on à une si parfaite jeune femme" ? Lorsque je l'ai refermé, whaou ! J'avais beau être restée attentive et avoir cherché les indices, l'auteure m'a bluffé ! 

Parce ce que tout un chacun vous le dira : TOUT, je dis bien tout, dans la vie de Riley est parfait, nonobstant ce petit penchant pour son professeur de français. Encore a-t-elle des circonstances atténuantes, elle le connaissait avant qu'il ne soit professeur, lorsqu'il était Alex, l'ami de son frère. Incontestablement, Riley parle d'elle avec beaucoup d'assurance, elle ne connaît pas l'échec, sait ce qu'elle veut. Elle est déjà retenue dans les meilleures universités. Son avenir est tracé.

Ses amies Neta et Kolbie sont intelligentes et amusantes, bien dans leur temps. Elles cherchent à amener Riley à être un peu moins sérieuse, à profiter de sa jeunesse. Riley s'est laissée tenter par une soirée, mais non vraiment, elle ne comprend pas qu'on puisse lâcher prise à ce point : musique trop forte et alcool à déraison. Ce n'est pas pour elle. Riley est si sage.

Au fil des pages, Amanda K. Morgan fait monter la tension tout en égrenant les qualités de Riley à chaque entrée de chapitres. La perfection, quel ennui, mais voilà tout l'enjeu de cette construction, démontrer que sous cette apparente platitude, il se trame VRAIMENT quelque chose...

On a l'impression que Riley joue une partie d'échec avec Alex. Tous les protagonistes de cette histoire, ont leur place sur l'échiquier. La psychologie de chacun est importante et joue un rôle essentiel dans l'issue diabolique concoctée par l'auteure. Elle laisse des signes sur le chemin, mais rien ne laisse présager de ce qui va être l'épilogue de cette histoire. Le lecteur est manipulé avec machiavélisme, c'est bluffant !



lundi 23 octobre 2017

FRATRICIDE

FRATRICIDE de Patrice Quélard
Editions Les Amazones 593 Pages 

1915 - premier grand conflit mondial.

James Mac Kendrick est nord-irlandais et catholique. Sur un coup de tête, il s'engage dans une unité de soldats protestants de sa province et va découvrir que son pire ennemi n'est peut-être pas là où il croyait le trouver.


Émile Buffet est un conscrit français et un jeune homme bon vivant, transpirant l'assurance. Face aux horreurs de la guerre, il tente de résister jusqu'au jour où une lettre lui parvient et le fait vaciller.


Ludwig Halpern est un sous-officier allemand promis à une carrière militaire d'exception et fait partie des rares à trouver une forme d’épanouissement personnel dans cette guerre.


Ces trois hommes l'ignorent encore, mais la barbarie de la guerre et de ses marionnettistes va lier leurs destins à tout jamais.


Mon avis

Ce livre avait tout pour rester hors champ de mes lectures : Roman historique traitant de la Première Guerre mondiale, j'ai immédiatement imaginé les tranchées boueuses de la Somme, des hommes-baïonnettes, du sang et de la misère humaine. Lorsque de plus, je me suis trouvée avec un pavé de 593 pages dans les mains, pour décrire la vie de trois jeunes hommes, durant cette période terrible, j'ai été à deux doigts de le poser sur ma pile à lire.

Seulement voilà, Patrice Quélard vous le dit d'entrée, il a une tendresse particulière pour James. Pourquoi ? Il faut donc ouvrir le roman, chercher la réponse. A votre tour, vous aurez un préféré et vous attacherez aux deux autres mais pas seulement. Owens, par exemple, est un personnage qui aide à comprendre la bêtise de ces officiers supérieurs qui ont fait la guerre à l'abri, loin du terrain, sans états d'âme.

Ce roman est aussi une dénonciation de l'absurdité des guerres qu'elles soient religieuses comme celle qu'à toujours connu James ou autres. L'empathie pour ces hommes est totale et impose de se souvenir.

James, Émile, Ludwig sont très attachants, la barbarie de ce qu'ils vivent est tellement bien décrite qu'on entre dans leur quotidien insupportable : odeur de la peur et du sang, les rats, les poux, la gale. Que les rencontres qu'ils feront sur leur parcours rendra un peu d'humanité à l'horreur de cette guerre, comme avec ce paysan et sa nièce qui les hébergeront. 

L'auteur réussit à plonger le lecteur dans l'ambiance de terreur des soldats lors des attaques pour gagner un peu de terrain boueux, c'est parfaitement documenté, on s'y croirait. Tous les soldats connaissent la peur, la bravoure et la fraternité. 

Ces trois-là, vivront l'iniquité des ordres et la certitude de mourir, s'ils ne réagissent pas, chacun à leur façon. Les décisions qu'ils prendront impacteront les autres. James est un jeune homme idéaliste qui croit à la liberté ; Émile a été appelé sous le drapeau sans autre choix que d'obéir alors qu'il avait trouvé l'amour de Marinette. Ludwig, l'allemand conscrit lui aussi, parle parfaitement le français, déclame de la poésie.

Qu'ils aient été enrôlés ou volontaires, leur idéalisme, leur amour de la patrie et leur funeste enthousiasme, n'aura eu pour résultat que de semer la désolation. Seuls quelques-uns y auront retrouvé un peu d'humanité dans la camaraderie comme James et Owens. Patrice Quélard m'a embarqué, dans son hymne à la liberté, en rendant toute leur humanité et leur libre arbitre à ces trois soldats nés sur des sols différents. Je me suis attachée à Émile plus encore qu'à James, parce qu'il n'a pas oublié l'amour, qu'il s'est trouvé un frère. 

En fermant ce livre, naïvement, j'ai pensé comme Les Compagnons : "Ah si tous les gars du monde décidaient d'être copains... Et partageaient un beau matin... Leurs espoirs et leurs chagrins... Le bonheur serait pour demain..."

Ces jeunes hommes ont l'esprit ouvert, j'ai aimé les découvrir. 
James l'idéaliste Catholique rêvant d'une Irlande différente, sans guerre avec les Protestants ; Émile, l'amoureux rêvant d'une vie paisible auprès de Marinette ; j'aurais aimé en apprendre plus sur Ludwig et leurs vies d'avant. 

Ce roman est un vrai coup de coeur.

lundi 16 octobre 2017

LE PREMIER JOUR DU RESTE DE MA VIE

LE PREMIER JOUR DU RESTE DE MA VIE
De Virginie Grimaldi 
Aux Editions Le Livre de Poche 336 Pages 

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.

Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.

Un livre frais et touchant qui fait du bien. Julie Reynié, Biba.



Mon avis :

Vous avez dit "léger" ! C'est exactement cela, une bulle de champagne, la première que l'on savoure entre amies avant de s'autoriser une nouvelle vie.


Nous connaissons tous le couple-modèle, marié trop jeune, qui vit la tourmente devenu quadra. Le drame. L'amie qui se découvre meuble, accessoire qui vit par procuration en se disant, "je vivrai mon rêve plus tard" seulement voilà, Virginie vous sort de votre léthargie, vous bloque les zygomatiques en position haute.


Au fil des pages, vous vous direz que "vous avez toujours dans le coeur, la petite fille oubliée, jupe plissée queue d'cheval, à la sortie du lycée", celle qui n'a pas renoncé ! Parce que Marie va enfin tout plaquer, prendre son envol. Camille va décider de vivre "Putain", Anne va créer son rébus, en compagnie de ces deux nouvelles amies, avec l'espoir ténu de retrouver l'amour de sa vie.


Un petit côté "la croisière s'amuse", des rêves éveillés, des paysages plus que parfaits parce que partagés et pleinement vécus. Une parenthèse magique, un antidépresseur souriant. 


Grâce à Virginie, vous vous autoriserez à croire que "Non, vraiment on ne laisse pas Bébé dans un coin", que si bien sûr vous auriez pu être Meryl Streep apprivoisant Robert Redford dans "Out of Africa".


C'est un bonbon, un moment de pure douceur de plus de 5 minutes à consommer tous les soirs, un concentré de bonne humeur ! 

Laissez-vous embarquer car, "Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage", puissant dans les sentiments. Ah oui, j'oubliais de vous dire : Laissez-vous guider par Jean-Jacques Goldman, il vous éclairera...





LE VESTIBULE DES CAUSES PERDUES

LE VESTIBULE DES CAUSES PERDUES
Editions Pocket de MANON MOREAU  480 Pages

C’est l’histoire de Mara, de Robert, de Sept Lieues, d’Henrique, de Bruce, de Clotilde, de cet homme qu’on appelle Le Breton, de Flora et d’Árpád. Un retraité, un joueur de guitare, un cow-boy, un exégète de Claude Simon, une brunette maigrichonne, un taiseux, une grande bourgeoise fatiguée, un gars que la vie un jour a pris pour un punching-ball. L’histoire de gens qui n’avaient aucune chance de se croiser, mais qui tous, un jour, enfilent de grosses chaussures, un sac à dos et mettent le cap vers les confins de l’Espagne, le bout du monde, la fin de l’Europe : Saint-Jacques-de-Compostelle. Sans se douter que ce chemin emporte ceux qui l’arpentent bien plus loin que ce qu’ils pouvaient imaginer…
« Un roman drôle et émouvant qui donne envie de boucler son sac. »Pèlerin Magazine

Mon avis :
Voici, le roman qu'il faut pour être mis au pas... de la Hongrie au "Vieux Campeur" bien connu des Parisiens, des voyageurs, des quêteurs vont nous entraîner sur les chemins multiples de St Jacques de Compostelle, fin de la terre !

Tous ces kilomètres, toutes ces ampoules pour apprendre à se comprendre, à s'aimer, à aimer à nouveau, à partager et être seuls avec eux-mêmes parfois.
On découvre Arpad, Robert, Clothilde, Marie Thé, Henrique et ses amies, Mara, sept lieues. Tous ont pris le chemin, que ce soit un soir ou un matin, ils avaient envie de se trouver sans se précipiter.

L'auteure nous raconte la quête connue ou inconnue de ces cabossés de la vie, pleins d'humanité, solidaires et indépendants à la fois. Ceux qui marchent se reconnaissent et s'apprivoisent parfois.
Mûs par la volonté d'abandonner ce qu'ils étaient avant le chemin pour mieux se construire une nouvelle vie, l'envie d'emmener leur caillou jusqu'aux confins de l'Europe, pour l'y abandonner et repartir plus léger.
Le Camino est le vestibule des causes perdues. L'auteure de son écriture touchante, raconte le parcours de chaque personnage, leur choix d'asphaltes à chemin de gadoue, leur fatigue et leurs espoirs. Leur rencontre et leur partage. On y est ! comme eux, on ralentit pour ne pas tout connaître, pour n'avoir pas à brûler nos oripeaux sur la plage de Santiago ; où tout peut s'écrire demain...
Ne passez pas votre chemin ! vous fermerez ce livre avec un sentiment de plénitudes, ce voyage restera dans un coin de votre tête comme un possible chemin...

samedi 23 septembre 2017

FIDÈLE AU POSTE

                                                                                                                     
FIDÈLE AU POSTE  d'Amélie Antoine
320 Pages Aux Editions de Poche

Mariés depuis trois ans, Chloé et Gabriel mènent une existence heureuse à Saint-Malo, jusqu'au jour où la jeune femme se noie accidentellement au cours d'une baignade matinale. Gabriel, incapable de surmonter seul son chagrin, se décide à chercher du soutien auprès d'un groupe de parole. Il y fait la connaissance d'Emma, une photographe arrivée dans la ville récemment, qui va l'aider à traverser son deuil. Seulement, Chloé semble toujours très présente et, étonnamment, vivante aux yeux de Gabriel qui ne parvient pas à se reconstruire. Et si la réalité n'était pas celle à laquelle il se raccroche ?
 


Un roman à dévorer. L’intrigue, qui débute comme un récit fantastique, se mue vite en thriller psychologique haletant. Elle. 

Mon avis :

Thriller psychologique, début de récit fantastique, hum hum... Je me suis donc lancée, après tout 250 000 lecteurs conquis, ce n'est pas rien. Ce roman a nécessairement un petit supplément d'âme.

Chloé et Gabriel, très amoureux, sont venus s'installer à Saint-Malo. Décor de jeunesse de Gabriel, Chloé a suivi, mais elle se sentirait mieux à Paris. Néanmoins, il y a la MER...

Emma jeune photographe, un brin naïve et bohème, rêve de devenir reporter d'images, de couvrir les conflits dans le monde pour une agence de presse. Un peu déprimée de devoir photographier les trop classiques mariages et baptêmes pour payer le loyer.

Les prénoms de nos personnages ont-ils été choisis au hasard ou l'auteure avait-elle déjà choisi de nous passer un message : "Chloé* :...femmes particulières et surprenantes qui possèdent un certain mystère... Soit parce qu'elles demeurent secrètes, soit parce que leur apparence extérieure tranche avec leur image intérieure."
"EMMA* :...elles ont une certaine séduction et un appétit de vivre insatiable. Elles sont sympathiques et gourmandes et ont l'art de persuader que la vie est belle..."

"Gabriel* :...Ce sont des hommes séduisants et d'un commerce agréable, puisque sociables, communicatifs, gais et souriants. Leurs qualités sont habituellement : sensibilité, émotivité, tact, tolérance... Ils sont aussi idéalistes de nature, parfois même avec un certain esprit réformiste."

J'ai d'abord cru qu'il y avait quelque chose de "Et si c'était vrai" dans cette histoire. 
Chloé, jeune femme sportive et sûre d'elle, décide de commencer sa journée comme souvent, en allant nager et c'est la noyade ! Gabriel n'apprendra son décès qu'en début de soirée. Il ne peut pas y croire. Chloé semble vivre ce moment comme si elle était dans l'appartement. Serait-elle capable de communiquer avec lui de son au-delà ? Chloé est-elle toujours là, fidèle au poste sans qu'il puisse s'en rendre compte ?

Puis je me suis dit qu'il y avait là matière à romance, Emma, très différente de la femme qu'il vient de perdre, parviendrait-elle en quelques mois, après ce deuil terrible à ramener Gabriel à la vie et à l'amour.

Mais voilà, il est question d'un thriller... En plus d'être un roman intelligent, qui propose une réflexion sur le thème du deuil et de l'amour, sans mièvrerie.

Les chapitres s'enchaînent dans la narration à trois voix d'Amélie Antoine. Elle nous embrouille astucieusement. La tension monte, le thriller psychologique est bien écrit, percutant. Le lecteur parfaitement maîtrisé, embobiné et laissé pantois. Impossible d'imaginer les rebondissements, moins encore l'issue de cette incroyable histoire... Nuit blanche assurée, sans nul doute, pour atteindre l'épilogue de ce roman captivant. 

Je remercie Amélie Antoine pour cet excellent moment de lecture.


*Source : http://www.signification-prenom.com


samedi 16 septembre 2017

LE COUPLE D’À CÔTÉ

LE COUPLE D’À CÔTÉ de SHARI LAPENA
336 PAGES aux Editions Presses de la Cité



Ne vous fiez pas au bonheur de façade...
Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide.




Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Un chef-d'oeuvre de suspense, de twists et de faux-semblant, best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, déjà en cours de publication dans 30 pays.


MON AVIS :

Je remercie Babelio et Les presses de la Cité de m'avoir proposé la lecture de ce roman.

Un thriller relatant l'enlèvement d'un enfant, la relation de voisinage entre deux couples habitant une maison mitoyenne... Des apparences trompeuses ? j'ai eu peur de ne pas accrocher, tant j'avais aimé "Derrière les portes".

Somme toute une première sortie depuis la naissance de Cora, chez les voisins les Stillwell, qui aurait dû être agréable, sans la petite, car Cynthia n'aime pas les bébés.  Juste un jardinet à traverser, la maison est mitoyenne de la leur, l'assurance d'être vite de retour auprès de leur fille. Anne est toujours fatiguée, traitée pour une dépression post-partum. Elle s'est laissée convaincre par Marco et les précautions proposées. Il a souligné que Cynthia voulait une soirée entre adultes, c'est si prêt, qu'aurait-il pu se passer ?

Seulement voilà, malgré le baby phone, les visites chacun leur tour, au chevet de la petite, toutes les trente minutes, à 1h35 du matin c'est le drame, la petite a disparu de son petit lit à l'étage.

Quoi de plus horrible pour les parents ! Le frisson vous secoue l'échine et vous embarquez dans l'angoisse de la mère, les questionnements de la grand-mère. Les relations entre époux et voisins.
L'étrange et stoïque inspecteur Rasbach vous entraîne dans ses certitudes : les parents bien sûr. 
De quelle pathologie a souffert Anne dans sa jeunesse ? Les affaires de Marco sont-elles florissantes. Simplissime donc ! c'est l'un ou l'autre ou mieux les deux... 

Mais ne dit-on pas que : "l'important c'est le voyage pas la destination". C'est tout à fait vrai avec cette histoire qui ne va pas révolutionner le genre MAIS l'auteure réussit à vous emporter dans un suspense, des rebondissements qui vous bousculeront. Tout le monde aurait-il quelque chose à cacher ?


Les personnages sont plus complexes qu'il n'y paraît et l'on tourne les pages, cela devient addictif ! L'histoire est rythmée, bien construite, les amoureux des thrillers s'attacheront à la psychologie des protagonistes. 


L'auteure nous fait danser à son tempo, c'est un rock acrobatique qui s'accélère au milieu du livre. L'énigmatique Rasbach vous laissera croire que vous avez tout découvert, mais vous ne ferez qu'effleurer la vérité !


L'histoire est ingénieusement inventive et chronophage, vérifiez que vous disposez de temps pour vous y plonger, vous ne pourrez pas le lâcher.

lundi 21 août 2017

LE BOUC EMISSAIRE

LE BOUC EMISSAIRE    480 PAGES
DAPHNE DU MAURIER  Editions Livre de Poche


John, un historien anglais en vacances en France, rencontre au Mans par hasard son sosie parfait, Jean de Gué. Les deux hommes font connaissance : l'un est solitaire, sans famille, l'autre, épicurien désinvolte, se plaint de la sienne qui l'étouffe. Le lendemain matin, John se réveille, vêtu des affaires de Jean, qui a disparu. À la porte, le chauffeur l’attend pour le ramener au château. John prend alors la place de Jean… Comme dans Rebecca, on retrouve dans ce livre la cruauté, l’étrangeté et l'art du suspense de Daphné du Maurier.


MON AVIS
Un classique à emporter pour les vacances ? Pourquoi pas ce roman moins connu que Rebecca de Daphné du Maurier.
John et Jean de Gué, le buffet de la gare, un grand miroir, deux regards absolument identiques se croisent.
John l'anglais, plus français que nature, passionné d'histoire, vient faire le point, dans l'Abbaye de la Grande Trappe, sur sa vie. Aucunes attaches, il est un professeur de français amoureux de la France, personne ne l'attend. Jean de Gué, Bordelais, fils de famille de riche verriers rentre d'un périple parisien. Il n'a pas précisé quand il rentrerait au domaine. 
Ces deux-là vont dîner au Buffet de la Gare du Mans, comme pourraient l'avoir fait deux êtres interloqués par leur si profonde ressemblance.
Seulement voilà, Jean voit en John l'échappatoire qu'il n'attendait plus... Jean de Gué étouffe dans sa vie de châtelain, les non-dits de sa famille pleine de rancoeurs, sans véritable joie, ni amour. La verrerie familiale lui pèse, il est acculé. Il va raconter son histoire à John, lui proposer de prendre sa place comme s'il s'agissait d'une aventure et devant le peu d'empressement de l'anglais, forcer le destin en lui volant son identité, ne lui laissant aucun autre choix que celui de se mettre dans sa peau.
John a bon fond. Il va s'attacher à Marie-Noëlle, la fille de Jean, aux femmes de cette famille, à la verrerie. Il va découvrir la maîtresse du châtelain, mais aussi son profond égoïsme, sa désinvolture. Lui qui se rêvait français, va se sentir enfermer dans cette drôle de situation, la tension va monter crescendo au fur et à mesure de ses découvertes concernant la personnalité de Jean et de son environnement.  Il a l'illusion d'avoir trouvé une famille, de n'être plus seul mais les problèmes à régler et ce qu'il va mettre au jour sont si lourds... N'était-il pas mieux dans sa petite vie triste ? Comment peut-il trouver les solutions tant espérées pour sauver la verrerie, le domaine ? Existe-t-il un syndrome du sauveur chez John, endosser la vie de son double suffira-t-il a donné un sens à sa propre vie ?
Beaucoup de sujets sont abordés dans ce roman, la solitude, l'hypocrisie, le pardon, l'opportunisme y compris pendant cette période trouble de la Seconde Guerre mondiale. Le suspense et la tension qui monte jusqu'à cette fin très inattendue rendent le roman addictif. 
On veut savoir si Jean reprendrait sa place, si John saura faire prendre à sa vie un tour plus heureux... Cette histoire est un questionnement sur l'identité, le bien et le mal. Tout le monde a-t-il réellement été dupe ? J'ai beaucoup aimé ce roman, à vous de le découvrir maintenant !

mardi 15 août 2017

LE GANG DES RÊVES

LE GANG DES RÊVES de Luca Di Fulvio
Editions Pocket 942 pages

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?






MON AVIS :

Ce roman fait battre le coeur ! 

Les années 1900 vécues par une poignée de personnages à l'heure du "tout est possible" pourvu que ce soit en Amérique. La naissance de New York vécue par ceux qui ont eu la chance de quitter Ellis Island, de devenir américain même s'ils ne comprennent pas la langue. Les ghettos : Italien Lower East Side, Juif, Nègre et le mépris des uns pour les autres, jusqu'à ce que le rêve existe pour ceux qui entreprennent de le faire vivre.

Cetta a fui un destin tragique, la misère n'est pas moins pénible au soleil et malgré les précautions de sa mère, elle subira la pire des violences faites aux femmes : le viol. Elle a choisi d'offrir un avenir à son fils : il sera américain ! Natale deviendra Christmas.

Un roman dérangeant dans sa première partie avec les exactions commises par Bill, la dureté de la vie pour tous ces pauvres venus d'ailleurs puis vibrant et attachant comme le lien entre Cetta et Sal, l'Amitié avec un grand A entre Santo et Christmas, de l'Amour entre Ruth et son grand-père Saul, enfin celui de Christmas immédiat pour Ruth dès qu'il a croisé ses yeux verts tuméfiés le soir tragique ou elle a voulu tromper son ennui de petite fille riche.

Chaque personnage a une existence et cette saga ne serait pas la même s'il manquait ne serait-ce que l'un d'entre eux ! Christmas et son bagout de gamin des rues, sa débrouille et sa faconde intelligente lui feront vivre la naissance du cinéma, de la radio grâce à Karl et au magasinier noir qui lui affirmeront qu'il a un nom de nègre. Avec lui, vous croirez au "Diamond Dogs" et vous hisserez le torchon bien haut sous l'horloge perpétuelle de la CKC.

On vit la grande dépression, la discrimination, la mafia et le début des grandes industries : automobile avec Ford, le cinéma, la radio. Il suffisait d'y croire et le rêve était possible...

A lire absolument ce roman qui devrait devenir un classique et pourquoi pas une adaptation cinématographique. Tout y est pour captiver le lecteur et le laisser orphelin de tous ces personnages plus vrais que nature !



mercredi 26 juillet 2017

TU COMPRENDRAS QUAND TU SERAS PLUS GRANDE

TU COMPRENDRAS QUAND TU SERAS PLUS GRANDE
Virgine Grimaldi 477 pages 

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu'elle ne déborde pas d'affection pour les personnes âgées. Dire qu'elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont  des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…
Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.
  
C’est émouvant, c’est pétillant, c’est frais. Une belle réussite. Le Dauphiné libéré.
 
Un super bon rythme, une écriture dynamique, un style incisif et drôle. Biba.




MON AVIS :



Un roman fondant, doux et tendre comme un caramel beurre salé. De la tendresse et le sel des larmes qui glissent au milieu des sourires, une trentenaire, la jolie Julia, qui grandit et s'épanouit au fil des pages.


Ce roman c'est l'apprentissage de la vie : le deuil, le chagrin d'amour, les copains, les quiproquos et le grand Amour, comme on se jette dans le grand bain, un matin frisquet avec une pléiade de résidents pliés en quatre de leur mauvaise blague. Les "Tamaris" sont attachants voire "attachiants" comme Léon-le-ronchon et on a peur qu'ils basculent "Tamaloùs" sans raison.

Julia n'est pas arrivée là par hasard, psychologue de formation, l'adulescente insouciante va sortir de sa chrysalide pour devenir un vrai beau papillon, rattrapée par la réalité de la vie. Elle sera la petite fille rêvée de ces pensionnaires qu'elle ne savait pas bien comment prendre... Alors elle les a écouté et elle a grandi au coeur de Raphaël, d'Isabelle, Greg, Marine et du gang des Mamies parce qu'ils "déchirent les Yeuves" !

A l'inverse de ce joyeux film de 1985, COCOON, cette fois ce sont les "jeunes" qui se revitalisent au contact des résidents. Ces vieux là ne sont pas des aliens mais ils ont de curieuses pratiques certaines nuits... C'est joyeux comme une coloc', savoureux, addictif, sensible, bien écrit ! c'est un livre mélan-comique dont on sort les zygomatiques en position haute !


Lorsqu'on ferme ce roman : on décroche son téléphone juste pour s'entendre dire des futilités aux gens qu'on aime... Un roman qui vous fera vous sentir bien, à déposer absolument sur votre serviette de bain moelleuse cet été !!




samedi 1 juillet 2017

LE VERTIGE DES FALAISES

LE VERTIGE DES FALAISES de GILLES PARIS
Aux Editions PLON    244 Pages


Après le best-seller Autobiographie d'une Courgette, le nouveau roman de Gilles Paris met en scène Marnie, une adolescente effrontée, sa mère Rose et sa grand-mère Olivia, trois femmes au fort caractère. Un jeu de dupes ou les masques tombent les uns après les autres. 

Et si une seule personne détenait tous les secrets d'une famille sans le laisser paraître ?

Sur une île sauvage et désertée, Marnie, adolescente effrontée et fragile, vit au-dessus des falaises au coeur d'une imposante maison de verre et d'acier avec sa mère Rose et sa grand-mère Olivia, qui règne sur la famille et sur l'île tout entière.

Des plaines aux herbes hautes, des sentiers au bord de mer, la nature se révèle aussi cruelle que les mystères trop longtemps ensevelis.
Et si une seule personne détenait tous les secrets de cette famille et s'en libérait enfin ?



MON AVIS :


Gilles Paris nous annonce par la voix de Marnie, le décès du père de cette jeune fille de 14 ans. 

Le décor est planté : Un mort dès la première page. Une île sauvage reliée au continent par un bateau, une maison transparente "Glass" faite de verre et d'acier, dominante, ouverte sur le paysage, baignant dans la lumière. Pourtant l'atmosphère est plombée et les relations dans la famille Mortemer, tendues par des non-dits.

Cette gamine bravache passe son temps à courir l'île, à marcher au bord de la falaise comme une funambule avec son amie Jane et Vincy le fils du pharmacien. Elle dort dans les granges plutôt que dans sa confortable maison, construite par son grand-père Aristide. Il y a bien Prudence : la gouvernante qui tente d'avoir l'oeil sur elle, mais sa priorité est d'être au service d'Olivia, sa grand-mère.


Marnie est fascinée par le continent et les lieux qui brillent, ceux qui attiraient son père Luc. Luc tombé follement amoureux de Rose, sa mère, mais incapable de rester sur l'île. La maison "Glass" est l'écrin lumineux, d'une histoire familiale sombre, nourrit d'amour incandescent et de haine rampante.

Dans cette histoire, les femmes sont dignes, silencieuses, seules, profondément amoureuses ou haineuses ; les hommes fuyants, faibles, violents, amoureux, fatalistes... Gilles Paris cisèle de son écriture sensible, un suspense à la "Agatha Christie" et une vision de la noirceur des hommes, au gré des révélations de ses personnages. 


Marnie a toujours été là, la nuit au pied du lit de ses parents, dans l'escalier, plus on avance dans le roman, plus on se rend compte que personne n'était dupe : Géraud, le médecin ; Côme, le confesseur, Manos le coiffeur d'Olivia et de Rose, alors Marnie s'est-elle construite dans l'ignorance des secrets de chacun ? Marnie répond : "Mon pays n'a rien à voir avec celui des merveilles, j'ai quatorze ans, j'ai cent ans, peu importe, je sais des choses"


Le vertige des falaises porte merveilleusement son titre. L'auteur vous plonge de manière vertigineuse au pas de deux, d'Agatha et d'Alfred, dans un paysage sauvage où le mystère de la famille Mortemer finira par être levé !  Alors, accrochez-vous, vous allez être surpris !






jeudi 15 juin 2017

UNE BONNE INTENTION


UNE BONNE INTENTION     
Solène Bakowski
Livre numérique auto-édition Format Kindle

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ? 


Mon Avis :

Je remercie l'auteure de m'avoir permis de découvrir son roman en avant-première. 

J'ai été happée par l'atmosphère angoissante qu'elle a créée autour d'une famille somme toute ordinaire. Ses secrets, ses lâchetés, ses non-dits pour la bonne cause bien sûr : "L'enfer est pavé de bonnes intentions" 

Un couple, un enfant, des grands-parents : le bonheur. L'amour si puissant, d'une femme pour son mari, qu'il va engendrer un vide sidéral dans le coeur de Nicolas, lorsque Karine les quitte pour le Pays Blanc...

Il n’est pas de hasard
Il est des rendez-vous
Pas de coïncidence
(Extrait de Ouverture chantée par Etienne Daho)

Mathilde, neuf ans, doit faire face à l'absence de sa Maman, comprendre le chagrin et la colère de son Papa, laisser Éliane, sa grand-mère, s'occuper d'elle. Mais personne ne lui prête réellement d'attention, sauf Magali, la Maîtresse si gentille.

Magali "raconte qu’écrire, ça fait fuir la douleur. Que la douleur, elle n’aime pas trop les mots, qu’ils lui font peur à cause du pouvoir qu’ils ont sur les gens et sur les sentiments. Magali, ma maîtresse, elle ajoute que la peine est moins lourde à porter, qu’elle est même toute rabougrie quand on la raconte. C’est comme de la magie." 

Alors Mati se dit que quitte à écrire, elle va confier son chagrin, ses peurs à sa Maman, partie au Pays Blanc. Elle trouvera sur son chemin, ce drôle d'ange, capable de lui apporter les réponses à ses lettres. Tout irrémédiablement en sera changé.

Chaque pièce du puzzle prend place dans ce thriller psychologique où l'on découvre les secrets connus du plus grand nombre, cachés à ceux qui pourraient en souffrir. 

Belle découverte que ce roman intense, à l'intrigue angoissante, bien menée mais CHUT... l'issue est émouvante. LE livre à mettre dans votre liseuse cet été !

mardi 30 mai 2017

LA FERME DU BOUT DU MONDE


LA FERME DU BOUT DU MONDE   


Sarah VAUGHAN  
Editions PRELUDES  448 pages    

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.

1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. 

Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. 
Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

Après le succès de La Meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan revient avec un roman vibrant.


MON AVIS


J'ai d’abord été attirée par la couverture délicate. Sarah Vaughan enracine en Cornouailles, le destin de ses personnages, entre 1943-1944 et 2014.

L’alternance entre les deux époques, les rebondissements, donne du rythme à la narration, la rend captivante.

À l'époque trouble de la guerre, des enfants étaient envoyés à l'abri dans cette région sauvage, battue par les vents. Will et Lucy, jeunes Londoniens, débarquent ainsi dans la ferme des Petherick. Maggie les accueille et grandit avec eux.

L'auteure dépeint Skylark, le refuge surplombant l’océan, la dureté de la vie paysanne, la fierté de produire pour l’effort de guerre, ses joies simples aussi  : l'agnelage, les récoltes. On se laisse séduire même si beaucoup de personnages interviennent dans l'histoire, trop peut-être.

2014, Maggie est une vieille dame qui se sent décliner. Au crépuscule de sa vie, elle s'accroche à la ferme familiale, à l’espoir ténu qu'on l'y retrouve. Elle refuse de baisser les bras malgré les difficultés économiques.

Ce bout du monde est peuplé de personnalités en recherche d'une réponse, comme Lucy : "Suis-je à la bonne place" ? Et si, pour Alice : J'avais pris une autre décision tout aurait-il pu être différent ?

Un roman touchant qui vous fera sentir le vent dans vos cheveux, le sel de la mer vous piquera les yeux, à moins que ce ne soit autre chose…
A emporter dans vos bagages pour les vacances absolument !