MISS CYCLONE de Laurence PEYRIN
Editions Calmann Levy   342 pages

UNE AMITIÉ INDÉFECTIBLE
VIBRANT AU RYTHME DE NEW YORK,
LA VILLE OÙ BAT LE COEUR DU MONDE

Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin à toutes les deux en sera changé à jamais.

Mon avis :

Coney Island, sa fête foraine dont le point culminant est le Cyclone.
Deux jeunes femmes, amies depuis la petite enfance, sans secrets jusqu'à cet événement incroyable : l'assassinat de John Lennon. Elles ont 16 ans.

Angela, la petite italienne, vit seule avec sa mère dans un HLM. Sur le palier vit Nick, seul avec son père. Ces deux là étaient presque destinés l'un à l'autre par naissance.
June, la belle hollandaise, vit dans une banlieue aisée, sécurisée de New York. Elle ne sait pas, quel sera son avenir.

Nick ne se pose pas la question. Il reprendra le Cyclone à la suite de son père. Il fondera une famille avec Angela. En attendant, son ami Adam, étudiant en droit, à l'avenir tout tracé, l'aide un peu dans ses études.

Laurence Peyrin de son écriture percutante, vibrante, raconte comment l'inéluctable peut être pulvérisé, lors d'une rencontre dans Central Park, durant l'hommage à John Lennon. Chaque tranche de vies des quatre jeunes adolescents, porteurs des espoirs de leurs familles respectives, seront ponctuées des événements américains de 1991 : la tempête d'après l'ouragan Bob, à l'indicible 11 septembre 2001, où le monde dans son entier a été submergé par l'horreur.

L'auteure captive, pose la question de l'inné, de l'héritage dans la vie de chacun, du libre arbitre, des choix que l'on opère ou pas. Les personnages sont attachants, parfaitement construits, ballottés mais volontaires. On sort sonné de ce récit et attendrit par ces quatre là. Laurence Peyrin a conçu pour ses personnages un lien, une histoire commune, qui les mènent là où ils doivent, à l'âge adulte. L'émotion est au rendez-vous !